Britanniques et Européens reprennent dimanche leurs négociations à Bruxelles, pour deux jours cruciaux destinés à arracher un compromis sur un accord post-Brexit, un nouveau coup de collier pour conjurer un échec aux lourdes conséquences économiques, selon l’AFP. Ce “nouvel effort” a été décidé samedi soir au plus haut niveau par le Premier ministre britannique Boris Johnson et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, après une suspension des négociations pendant 24 heures vendredi à l’issue d’une semaine infructueuse à Londres. Les deux responsables feront un nouveau point lundi soir, sous la pression toujours plus intense du calendrier, puisqu’un éventuel accord commercial devra encore être ratifié par les parlements britannique et européen avant d’entrer en vigueur le 1er janvier. L’Allemagne, qui occupe actuellement la présidence de l’UE, a salué la poursuite des discussions, rappelant qu’elle n’accepterait pas un accord “à n’importe quel prix”. Un engagement destiné à rassurer les Européens, au moment où des tensions sont apparues cette semaine entre les Vingt-Sept, certains craignant que l’UE n’accorde des concessions trop importants pour éviter un “no deal”, selon des sources européennes. Ces 48 heures s’annoncent à haut risque puisque Boris Johnson et Ursula von der Leyen n’ont pu que constater à nouveau samedi soir “les divergences importantes” sur les trois sujets qui bloquent les discussions depuis mars.